Légende des échecs

Les échecs électroniques : histoire d’une confrontation entre l’humain et la machine

Pierre Nolot, journaliste passionné d'échecs, nous livre un formidable article sur l'histoire des programmes informatiques de jeu d'échecs.

Ouf ! il y a encore des positions où l'homme reste plus fort (voir le bel exemple en fin d'article).

http://interstices.info/jcms/int_65557/les-echecs-electroniques-histoire-dune-confrontation-entre-lhumain-et-la-machine

 

Légendes des Echecs - Adolf Anderssen et ses Immortelles

Dans la catégorie des "Glorieux Anciens" - joueurs des 18ème et 19ème Siècles ayant posé les fondements théoriques échiquéens, tels que Philidor, Morphy, Lasker, Steinitz... - , Adolf Anderssen occupe à coup sûr une place de choix. Né en 1818 à Breslau (alors encore en Prusse), Anderssen fut, dans un premier temps, un brillant amateur - se consacrant aux Echecs en parallèle de sa carrière de mathématicien.

L'"Immortelle" péruvienne

Esteban Canal - né à Chiclayo au Pérou en 1896 et mort à Varèse en Italie en 1981- fut un joueur d'Echecs qui atteignit un certain renom, notamment lors des années 1920-1930. Son nom reste surtout attaché à une célèbre partie de blitz - qu'il joua contre un inconnu à Budapest, lors d'une simultanée en 1934.

En moins de 5 minutes - et en quatorze coups - Canal réussit une offensive assez foudroyante pour y faire réfléchir à deux fois avant de s'engager dans un grand roque. En clair, après le dixième coup noir (qui était justement un grand roque), la position était telle que représentée ci-dessous.

Trait aux Blancs!

Qu'auriez-vous joué à la place de Canal?

 

La meilleure manière d'apprécier la solution à ce problème est sans doute de visualiser le PGN de la partie dans le lecteur que vous trouverez sur la droite de la page d'entrée de MatPat. Voici donc le PGN de l'"Immortelle Péruvienne"!

Légendes des Echecs - Le pion empoisonné de Bobby

En ce 11 Juillet 1972 à Reykjavik en Islande, c'est encore un peu plus q'une finale de championnat du Monde d'Echecs qui se joue. En pleine Guerre Froide, c'est aussi un duel symbolique américano-soviétique qui se déroule - opposant Boris Spassky, pur produit de l'Ecole Soviétique, au très talentueux Américain Robert James Fischer. On parle alors de "Match du Siècle".

Et au 29ème coup de la première partie, Fischer (avec les Noirs) joue le coup suivant:

 Spassky-Fischer - WCC 1972 - Partie 1 / 29ème coup

Les avis divergent toujours aujourd'hui sur la valeur réelle de ce coup surprenant! Pour certains, l'élimination du "pion empoisonné" - même si elle condamne le fou via le coup blanc suivant g3, le blocage de la pièce et sa prise par le Roi blanc - garantissait toutefois à Fischer à minima des possibilités de nulle, et lui ouvrait même des espérances de gain. Dans cette perspective, le gain de la partie par Spassky proviendrait non pas du coup hasardeux de l'Américain, mais d'erreurs ultérieures intervenues dans la Finale qui suivit.

Grands joueurs d'aujourd'hui - Magnus Carlsen et Judit Polgar

Evidemment, pendant fort longtemps, les exploits des terrains de football de tous niveaux se sont nourris de ceux de Zidane. A chaque époque ses idoles! MatPat ne peut donc se contenter de revenir sur les parcours de glorieux anciens tels que Steinitz - et présentera également des portraits des meilleurs joueurs actuels. Certes, selon Kasparov - qui constatait l'engouement suscité par son "match souvenir" contre Karpov à Valence en 2009 - l'attention portée à la rencontre entre, selon ses propres termes, "two old guys" n'était pas un signe encourageant pour la vitalité actuelle des Echecs. On comprend bien le point de vue de Garry. Néanmoins, le panorama actuel offre également quelques belles perspectives. Aujourd'hui, zoom sur Magnus Carlsen et Judit Polgar.


Le phénomène:






Légendes des Echecs - Les deux K

Evidemment, s'il ne fallait en retenir que deux, peut-être seraient-ce les 2 K et leurs confrontations épiques des années 80.

Ceci peut-être autant pour la qualité de leur jeu que pour le spectacle  humain offert par l'affrontement de deux personnalités en apparence si opposées.

Les duels de Garry Kasparov et d'Anatoli Karpov ont marqué les esprits à grande échelle, et beaucoup fait pour l'intérêt porté aux Echecs, à tous les niveaux de jeu. Il fallait pour ce faire des Champions possédant - chacun à leur manière - de très fortes envergures. Même largement retirés des tournois, les 2 K restent d'ailleurs des personnalités publiques actives de diverses façons, du monde échiquéen à l'arène politique russe.

MatPat vous propose aujourd'hui un retour sur leurs parcours respectifs.

Légendes des Echecs - Wilhelm Steinitz

Le premier Champion du Monde officiel des Echecs! Et comme souvent, un parcours complexe et tourmenté...

Wilhelm Steinitz naquit en 1836 à Prague, dans ce qui était alors encore l'Empire Austro-Hongrois. Longtemps en concurrence avec l'Allemand Adolf Anderssen, il fut d'abord connu pour ses combinaisons brillantes (ce qui lui valut le surnom de "Morphy Autrichien" - en référence à une autre célébrité de l'époque) mais fut surtout le premier à donner aux Echecs une véritable assise "scientifique". Il étudia ainsi tout particulièrement les stratégies de pions - ou encore les modes d'utilisation du Roi en phase offensive.

Légendes des Echecs - Sissa

L'invention du jeu d'Echecs est le cadre d'une célèbre légende. Environ 3000 ans avant JC, en Inde, le Roi Belkib, morose, offrit une forte récompense à quiconque lui offrirait une distraction exceptionnelle. Un certain Sissa lui proposa un nouveau Jeu - les Echecs. Belkib, enthousiaste, demanda alors à Sissa ce qu'il souhaitait en tant que prix de sa trouvaille. Sissa lui proposa de disposer 1 grain de riz sur la première case de l'échiquier, 2 sur la seconde, 4 sur la troisième, 8 sur la quatrième, 16 sur la cinquième, et ainis de suite jusqu'à la 64ème case. Sa récompense serait le total des grains de blé ainsi répartis.

Belkib accepta d'abord avec insouciance - mais ne put honorer sa promesse. Le total des grains était en effet de 18 446 744 073 709 551 615 - soit près de 400000000000 tonnes de riz. Certaines variantes de la légende rapportent que Belkib - une fois la réalité de la demande bien comprise - fit décapiter Sissa pour son insolence. D'autres, moins cruelles, affirment que le Roi accepta à condition que Sissa compte au préalable les grains pour vérifier l'exactitude de leur nombre.

Légendes des Echecs - Napoléon Bonaparte

De manière à familiariser les plus jeunes avec les meilleurs moments de l'Histoire échiquéenne, MatPat publiera périodiquement des récits d'événements et anecdotes ayant marqué le Roi des Jeux. Aujourd'hui, nous nous attachons à l'ancêtre de Fritz et de Rybka - le premier ordinateur d'Echecs!

Il s'agissait d'un automate - créé en 1770 par Johann Wolfgang von Kempelen. Il se présentait comme une sorte de meuble ampli d'un jeu complexe de poulies et d'engrenages, surmonté d'un mannequin articulé. Ce mannequin apparaissait apte à disputer des parties d'Echecs - et à les remporter de manière brillante. L'automate fut exhibé des années durant à travers toute l'Europe, et jusqu'aux Etats-Unis. Il fut détruit dans un incendie en 1854.

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